mercredi 8 décembre 2010
KELEYA - VISITE DE M.KASTRIP
mardi 7 décembre 2010
KELEYA : MALAFENI

« Petite » escapade a Malefeni
Louise nous demande si on peut aller initier une quinzaine de jeunes filles à l’ultimate dans un village proche. On se met d’accord pour faire ça le lundi après-midi.
Mais nous n’avions pas tous les détails de ce périple… Malefeni se trouve à 40 km de Keleya. 40 km de piste exactement à travers la brousse et quelques villages. Nous voici donc partis a 14h, en pleine chaleur, sur la piste en Djakarta au milieu de la brousse et de la poussière. Il nous a fallu presque 2h pour atteindre Malafeni. Rouler sur la piste, c’est top, les paysages sont magnifiques, on prend le temps…
Arrivés a Malafeni, nous sommes reçus par le directeur de l’école. Apres les inévitables salutations, nous voilà sur le terrain du village avec une soixantaine d’enfants !!! tous pré-selectionnés par les instituteurs pour l’initiation frisbee. On a l’air un peu ridicule avec nos 4 disques…
Après discussions et quelques explications, on décide que les petits de moins de 7 ans ne seront pas initiés. Les filles sont partagées en 3 groupes : les plus grandes, qui seront le départ de l’équipe locale, et 2 autres groupes d’âge. Enfin, un 4ème groupe composé de garçons est créé. C’est parti pour l’initiation au lancer. Les filles, peu stimulées par des activités sportives ont quelques soucis de coordination. C’est d’ailleurs à partir de ce constat que Right To Play a décidé de promouvoir l’ultimate frisbee pour les jeunes filles, afin qu’elles aussi, dans les villages, aient le droit à une activité sportive. On passe 1h30 à lancer, faire des face à face. Nous n’avons pas le temps d’expliquer les règles du jeu. Cette première initiation tournera simplement autour du revers et du catch a la crocodile.
Les sourires sur les visages pleins de sueur et de poussière sont énormes. Ca fait vraiment plaisir à voir.
C’est déjà l’heure de repartir, afin d’arriver a Keleya avant la nuit. Les lumières du coucher de soleil sont tellement belles, qu’on est obligés de s’arrêter, prendre des photos et filmer cette escapade dans la brousse.

KELEYA : DEUXIEME TOURNOI DE FRISBEE
Diamanti, l’équipe locale féminine créée et formée par Vincent, entraînée par Mohamed ;
L’équipe féminine de Ourou, un village situé à 22 km de Keleya, formée par un instituteur très motivé ;
Bakacity, l’équipe de Bakaribougou que nous avions vu a l’hippodrome ;
Fribless, l’équipe de Niarela, coachée par Dieudonné et Nicolas un canadien.
Le terrain est tracé à la cendre. Il fait 40x20m avec deux zones d’en-but de 6m. Le format sera un 5x5, avec des matchs de 2x10min.
Les 2 équipes de Bamako, Bakacity et Fribless ayant eu quelques soucis sur la route, nous faisons un 1er match Diamanti-Ourou en présence de Mr le Maire, le directeur de l’école, celui du dispensaire et le représentant du sous-préfet…





Niarela-Ourou
Match intéressant puisque Niarela est une équipe 100% mec et Ourou 100% filles.
Les filles tiennent le coup et ne sont pas impressionnées par les gars. Malheureusement, les garçons sont plus physiques mais aussi ont bien plus l’habitude de faire un sport collectif, de se déplacer en courant…

Diamanti-Bakacity
On se retrouve encore dans un contexte Filles contre Gars. Aussi Mohamed le coach de Keleya et moi-même décidons de rentrer dans l’équipe Diamanti. Il est difficile de jouer contre des gars, qui savent se déplacer, au contraire des filles qui ont un jeu statique.
La finale :
En raison de la chaleur (il est midi), nous décidons d’un commun accord avec tous les entraîneurs d’arrêter les matches de poule et de classement et de passer directement a la finale qui opposera Bakacity a Fribless.
On en profite pour partager tous ensemble un bon déjeuner, préparé par la cuisinière locale Mme Touré. Le riz au gras est très bon, nous avons pu aussi avec des bananes et des sodas pour tout le monde. Nous avons pu offrir ce repas aux joueurs grâce à l’argent généré par la vente de cartes postales des Monkey. J’en profite aussi pour remettre aux Diamanti, l’équipe locale, le disc d’or. J’explique la signification de ce disc pour notre club de Grenoble, et je leur demande d’en prendre bien soin, comme un trophée.
La journée a été belle, l’objectif principal de mon séjour est atteint : le tournoi de Keleya a eu lieu et s’est bien passé.
MATCH DE FOOT A SOULOUBA
Samedi 27 novembre.
Samedi, après être allé saluer Mr le Maire, il nous propose d’aller voir ensemble le match de foot dans le village voisin Soulouba. Notre arrivée ne passe pas inaperçue… même les joueurs ont ete déconcentrés à l’approche de ces 2 toubabs avec Mr le Maire. Vite vite on nous apporte des chaises et on nous place au meilleur endroit.
Il doit y avoir plus de 200 spectateurs et supporteurs pour un match amical entre 2 petits villages, c’est assez énorme cette ambiance !!! Au moment où Soulouba – mené 2-0 – marque un but, c’est l’orgie!!! Tous les spectateurs hurlent de joie et tapent dans les mains, ils accourent sur le terrain pour féliciter l’équipe. On aurait dit la finale France-Bresil de 98. L’émotion est intense, et la foule euphorique !!! Sacré moment qu’on vient de vivre !!!...KELEYA : LA VIE EN BROUSSE

Ici c’est la brousse. Pas d’activités, de bars ou autres pour se divertir. Les journées sont rythmées avec le lever du soleil, puis l’arrivée de l’électricité à 18h et sa coupure vers minuit/1h. On tire l’eau au puit ou on va la chercher au forage public, on fait la lessive avec la planche a laver et on fait la cuisine au charbon.
Le matin, c’est petit déjeuner, puis les femmes font la lessive tandis que les hommes partent au champ ou à la boutique et les enfants à l’école. Puis c’est le déjeuner suivi d’un petit repos et retour aux activités jusqu'à la tombée de la nuit. Là, avec l’arrivée de l’électricité, tout s’allume d’un coup : les lumières, les postes et surtout la télé !!! On se regroupe autour d’une télé et on regarde les émissions : feuilletons, films, reportages, infos de l’Europe, il y a plus de 100 chaines, donc de quoi faire. Pour le dîner, il est de coutume d’inviter les personnes autour de nous a partager le plat. Les soirées sont très conviviales !
Les repas tournent autour du riz au gras plus ou moins agrémenté ou de bouillie de riz ou de mil (une sorte de riz au lait).
En tout cas, nous avons été reçus comme des princes et c’était dur de repartir et de laisser des amis ici.
Deux Toubab dans la brousse
lundi 6 décembre 2010
ULTIMATE FRISBEE - INJS, CARITAS ET SEBENIKORO
Nous avons rendez-vous à 8h à l’INJS avec Djougal, l’entraîneur du quartier ATT bougou. L’INJS c’est l’Institut National de la Jeunesse et des Sports. Djougal y enseigne et a mis en place un module facultatif d’ultimate. C’est donc l’occasion de rencontrer cette première promo. L’INJS est à côté du stade du 26 Mars. C’est THE stade de Bamako. Il est énorme (50 000 places), c’est là que jouent les Aigles du Mali et c’est là aussi que se passent les gros concerts, Tiken Jah, etc… j’en ai des frissons !


Pour le déjeuner, nous avons rendez-vous a quinzambougou chez Caritas. Vincent souhaitait offrir un repas aux enfants qu’il avait côtoyés lors de sa mission l’an dernier. Il a d’ailleurs laissé un énorme souvenir ici, les garçons qui sont arrivés après le passage de Vincent parlent de lui et le connaissent !! On offre l’album photo et la grande photo. Les gosses sont comme des fous, certains se reconnaissent, un grand bavardage a lieu autour de Gabriel l’éducateur, qui essaie de prendre soin des photos…
C’est le moment de sortir notre frisbee, et de faire 3 colonnes avec les enfants, hop hop hop petite séance de lancer avant le déjeuner. Ca plait bien, les enfants sont doués, certains s’étaient déjà entraînés au coup droit. Ici, on ne peut pas former d’équipe stable car les enfants sont là temporairement, le temps de retrouver leur famille. Mais c’est une belle activité quand même !
C’est le moment du repas. Nous partons avec Gabriel chercher du riz au gras avec un peu de viande et de poisson. Le riz au gras est le plat local : du riz avec une sauce tomate aux légumes et au piment dans laquelle on peut ajouter pommes de terre, igname, bœuf ou capitaine (le poisson du fleuve Niger) ou poisson séché.
C’est peut-être le moment de vous parler de la tradition à table. On mange par petits groupes (5-6) autour d’un même plat. Il y a un certain ordre hiérarchique : les vieux sont sur des chaises, les plus jeunes doivent rester accroupis. Et, pas de fourchette, on mange avec la main droite (la main gauche sert plutôt pour aller aux toilettes…oui oui, on s’est un peu moqué de moi la 1ere fois ;-).
Manger à la malienne c’est comme ça, qu’on soit pauvre ou non, à la ville ou dans la brousse. L’hygiène est irréprochable : tout le monde se lave les mains avant et après le repas. Du coup, c’est très convivial !
C’est déjà l’heure de repartir. Les enfants remercient bien Vincent, Félix et Gabriel te saluent aussi.







































